Histoire

Le territoire du département de la Nièvre connut un important peuplement dès l’époque paléolithique. Il était habité avant la conquête romaine par trois tribus : les Berruyers, les Serions et surtout les Eduens qui avaient établi leur capitale, Bibracte, sur les hauteurs du mont Beuvray. Alliés des Romains, ils prirent part cependant à la révolte nationale celte en 52 avant J.-C., puis firent leur soumission.

Le christianisme fut introduit dès le IIème siècle. Au Vème siècle, le Nivernais fut incorporé au royaume des Burgondes, puis fut rattaché au royaume franc. Au VIème siècle fut créé l’évêché de Nevers, et au IXème siècle le comté de Nevers. Le Nivernais fut la seule province à n’avoir jamais été réunie au domaine royal

Il fut d’abord administré par des comtes amovibles. En 986, le comté devient héréditaire avec le comte de Landri et se transmet par les femmes. L’autorité royale se manifeste pour la première fois en 1165 par l’acquisition en pariage de la ville de Saint Pierre le Moutier. En 1491, le comté du Nivernais, qui avait appartenu successivement aux maisons Courtenay, Donzy, Chatillon, Bourbon, Forez, Flandre et Bourgogne, échut par mariage à la famille de Clèves venue des bords du Rhin.

Devenu bientôt héréditaire, celui-ci appartint à diverses maisons féodales (Courtenay, Donzy, Châtillon, Flandre, Bourgogne). Situé entre les provinces fidèles au roi de France et la Bourgogne, le Nivernais connut des heures critiques au cours de la guerre de Cent ans. Jeanne d’Arc s’empara de St-Pierre-le-Moûtier, mais échoua devant la Charité-sur-Loire.

Le comté fut transmis aux Clèves en 1505, érigé en duché-pairie par François 1er en 1538, transmis aux Gonzague en 1565, et connut Fichier:Chateau passy les tours 001.jpgalors son âge d’or. Les Gonzague s’installeront à Nevers et seront à l’origine d’un remarquable renouveau artistique, dans le domaine des émaux et des faïences en particulier. En 1659, Charles II de Gonzague, duc de Mantoue, vendit le Nivernais (et le Donziais) au cardinal Mazarin et sa famille, les Mancini, qui le détint jusqu’à la Révolution et dont le dernier représentant, soldat, diplomate et poète, abolit sur ses terres les dernières traces de servage.

La Révolution fut marquée par le passage de Fouché à Nevers, tandis qu’en 1815, la Nièvre fut occupée par les états alliés contre Napoléon

Le coup d’Etat de 1851 de Louis Napoléon Bonaparte suscita une opposition farouche et une répression importante dans le département et particulièrement à Clamecy.

La Nièvre participa activement à la Résistance.

L’histoire de la Nièvre ne manque pas de personnages illustres :

  • Président de la République (1981-1995) : François Mitterrand. Maire de Château-Chinon (1959 – 1981) – Député (1946 – 1958, puis 1962 à 1981) – Président du Conseil Général (1964 – 1981) – Sénateur  (1958 – 1962).
  • Premier Ministre (1992 – 1993) : Pierre Bérégovoy. Maire de Nevers (1983 – 1993) Conseiller général du canton de Nevers Est (1985 – 1993).
  • Reines de Pologne : Louise-Marie de Gonzague (1611 – 1667), et Marie-Casimire de la Grange d’Arquian (1640 – 1716)
  • le Maréchal de Vauban, (1633 –1707) fondateur du génie militaire, urbaniste et économiste, est né dans le Morvan au château de Bazoches
  • Saint – Just, né à Decize, (1767 – 1794) député de la convention.
  • Jules Renard, écrivain français (1864 –1910) a vécu son enfance dans la Nièvre à Chitry-les Mines et puisé son inspiration dans la campagne nivernaise pour son roman le plus célèbre :  « Poil de carotte »
  • Romain Rolland, écrivain français, (1866 – 1944) né à Clamecy (Nièvre), prix nobel de littérature pour son œuvre majeure « Jean-Christophe »
  • Claude Tillier, pamphlétaire et romancier français, (1801 – 1844) né à Clamecy (Nièvre), auteur de « Mon oncle Benjamin ».

Fichier:Nevers Cathedrale.jpg