Europe : « Je veux faire mentir les sondages »

Les Républicains franchissent un cap dans la campagne des européennes. Laurent Wauquiez, en Bretagne , veut regagner du terrain le 26 mai.

Entretien avec Laurent Wauquiez, président des Républicains.

Les trente premiers noms de la liste des Républicains aux européennes ont été dévoilés hier. Qui portera vos couleurs dans l’Ouest ?

J’ai demandé à Alain Cadec de le faire. Il sera en très bonne position sur notre liste (en treizième position). L’objectif est qu’il puisse continuer à relier les enjeux de l’Ouest à Bruxelles, et plus particulièrement sur les sujets de l’agriculture et de la pêche.

Vous êtes à Rennes aujourd’hui, avec François-Xavier Bellamy. La campagne commence aujourd’hui ?

On est dans une période étrange, et que je regrette. Le président de la République, de par son comportement et ses politiques, a quand même mis le pays à feu et à sang, et la campagne pour les européennes s’en trouve décalée. Les Républicains se battront pour qu’on ne sorte pas du Grand débat sur un rideau de fumée, en mettant sous le tapis les préoccupations des Français.

À quoi pensez-vous ?

Je suis frappé de voir que le Président ne parle plus des retraités, alors qu’ils ont été les premiers sacrifiés. Toutes les mesures qui les ont appauvris sont toujours là, notamment la non-revalorisation de leurs pensions au niveau de l’inflation. Nous lutterons également contre le gaspillage de l’argent public et pour la baisse des impôts, parce qu’il y a trop d’impôts sur les classes moyennes en France.

Et pour les européennes ? Sur quels grands thèmes allez-vous faire campagne ?

L’Europe d’Emmanuel Macron, c’est toujours plus de l’Europe qui n’a pas marché. Toujours plus de bureaucratie européenne, d’élargissement, de fédéralisme… Nous voulons, nous, renouer avec l’ambition européenne des débuts, mais changer tout ce qui marche plus. Arrêter tout élargissement. Retrouver la préférence européenne aussi bien pour notre agriculture que pour nos entreprises. Assurer la protection de nos frontières face aux défis de l’immigration massive. Que l’Europe se réapproprie son histoire, ses racines et son identité. Les Français ne sont pas contre l’Europe, mais ils ne croient plus à ces valeurs. On peut ne pas être d’accord avec moi, mais je n’ai pas changé de discours. Et je n’ai pas trahi ma famille politique.

« Les Républicains se battront pour qu’on ne sorte pas du Grand débat sur un rideau de fumée. »


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