Retour de l’état d’urgence

Les Républicains demandent le retour de l’état d’urgence, seule mesure qui permettrait d’ici à samedi de prévenir » de nouvelles violences dans les manifestations des « gilets jaunes », a-t-on appris de sources concordantes au sein du parti.

« L’état d’urgence est la seule mesure qui permettrait d’ici à samedi de prévenir le renouvellement de ces violences. Les Républicains le demandent au président de la République », écrit le parti dans une déclaration publiée après la réunion de son bureau politique.

« On ne peut pas connaître un quatrième samedi noir. Il faut protéger nos force de l’ordre tout en permettant aux Français qui le souhaitent de s’exprimer pacifiquement sans être pris en otage par les casseurs », estime le parti présidé par Laurent Wauquiez.

La question d’un retour à l’état d’urgence, que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ne semblait pas exclure dimanche,n’est « pas à l’ordre du jour », a assuré lundi son secrétaire d’État Laurent Nuñez.

Ce régime d’exception avait notamment été mis en place après les attentats terroristes de Paris de 2015, mais aussi après les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues. Il a pris fin le 30 octobre 2017 avec la promulgation de la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (Silt) qui a intégré dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence.

Après trois semaines de manifestation des « gilets jaunes », Édouard Philippe a annoncé mardi la suspension de plusieurs mesures fiscales pour « ramener l’apaisement », mais sans convaincre,ni l’opposition, ni les protestataires.

Les Républicains « ne pratiqueront pas la politique du pire en jetant de l’huile sur le feu. (…) Nous sommes prêts à assumer notre responsabilité pour une sortie de crise et ce soir, nous tendons la main, mais pour cela, il y a deux préalables que le président de la République ne peut plus continuer à ignorer »: renoncer « définitivement » aux augmentations de taxes, et « enclencher immédiatement un Grenelle des impôts et des taxes ».

LR souhaite notamment débattre de la situation des retraités, du calcul du quotient familial, et de « la différence entre les revenus du travail et ceux de l’assistanat, notamment avec une vraie défiscalisation des heures supplémentaires ».


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