Nous sommes encore pris pour des pigeons

François de Rugy, ministre de la Transition écologique avait prévu de déposer un amendement prévoyant le retour du crédit d’impôt pour le remplacement des fenêtres. Jeudi, Matignon a refusé. On sait pourtant que c’est l’un des actes de rénovation les plus efficaces pour lutter contre les passoires thermiques.

Avec tambours et trompettes, le Premier Ministre annonce un plan de 500 M€ pour changer de voiture et, dans le même temps, il supprime le crédit d’impôt pour le remplacement des fenêtres d’un coût de 800 M€.

Sur notre dos, il reprend 300 M€ tout en essayant de nous faire croire qu’il nous redonne du pouvoir d’achat. C’est vraiment nous prendre pour des pigeons, j’oserai même dire pour des cons.

Si l’argent public était mieux utiliser, il serait simple de trouver des financements sans toujours augmenter les taxes. Si, par exemple, sur un an vous aviez 5% de déficit sur votre budget personnel, en combien de temps arriveriez vous à le résorber ? Pour ma part, je pense moins d’un an !!!

Il faut une véritable volonté politique pour prendre les bonnes décisions :

  • Réduire les salaires des ministres et des parlementaires
  • Supprimer les avantages exorbitants de ces mêmes personnes
  • Réduire le train de vie de certains ministères et des collectivités territoriales

Ces quelques mesures sont certainement insuffisantes mais elles afficheraient clairement la volonté de réduction du déficit. Bien entendu, il faudra également mettre en place de véritables réformes structurelles en utilisant plusieurs leviers comme :

  • La révolution numérique
  • La décentralisation
  • L’alignement public-privé
  • La baisse du nombre de fonctionnaires
  • La diminution des dépenses sociales

Les nombreux rapports de la Cours des Comptes mettent en évidence les dérives de l’Etat et des collectivités territoriales et tentent d’apporter des solutions. Malheureusement, ils restent lettres mortes et s’entassent inexorablement dans des placards dont les clés sont détruites pour être certain de ne pas les ressortir.

Le Président de la République et son gouvernement sont totalement sourds à notre colère et totalement décalés avec les réalités du terrain. Il faut que cela cesse.

Serge Martinez – Chargé de mission – Webmaster


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