Nadine Morano : « Les peuples européens veulent une immigration choisie »

Cher(e)s ami(e)s,

Mercredi 12 septembre au Parlement européen de Strasbourg, j’ai voté contre un texte proposant de déclencher des sanctions contre la Hongrie dirigée par Viktor Orban. Ce texte, rédigé par Madame Sargentini du Groupe des Verts allié de la Gauche, n’était qu’un piège grotesque destiné à diviser notre famille politique à 8 mois des européennes et à stigmatiser la politique migratoire hongroise.

Je serai toujours du côté des dirigeants européens qui défendent la souveraineté de leur Nation et protègent nos frontières. Je m’opposerai à ceux qui se revendiquent progressistes comme Emmanuel Macron et laissent notre continent submergé par une immigration illégale dont nos peuples ne veulent pas !

Retrouvez ci-dessous l’interview que j’ai accordée à Valeurs Actuelles :

Pierre Moscovici vient d’évoquer l’existence de « petits Mussolini » déclenchant une vive réaction des autorités italiennes et notamment Monsieur Salvini, quelle est votre réaction ?

Monsieur Moscovici démontre qu’il a les mêmes travers que Monsieur Macron ! Ses relations avec ses partenaires européens tournent à l’invective et à l’insulte. C’est indigne de ceux qui sont censés représenter notre pays… L’exacerbation des tensions ne peut qu’accroitre des difficultés sans rien résoudre et éloigner davantage les peuples de l’Union Européenne. Décidemment le soi-disant « Nouveau Monde » en matière de diplomatie est surtout irrespectueux et incapable d’obtenir des résultats.

Vous faites partie des 3 députés européens LR qui ont voté contre le déclenchement de l’article 7, pourquoi avoir fait ce choix ?

Viktor Orban est venu devant les parlementaires européens au sein de l’hémicycle de Strasbourg. Je m’attendais à un débat sur la situation de la Hongrie tel qu’annoncé. Je n’ai pas assisté à un débat mais à un procès profondément choquant qui a instrumentalisé notre institution européenne. Monsieur Timmermans représentant la Commission Européenne a introduit le sujet en quelques minutes, puis Monsieur Orban a eu droit à une intervention de 5 minutes…A la suite de la salve de prises de parole de près de 2 heures de certains de mes collègues, pratiquement toutes à charge, le Premier Ministre hongrois a eu droit à 2 minutes de temps de parole pour répondre…

Vous avez donc fait ce choix plus pour la forme que pour le fond ?

Pour les deux ! Pour une institution qui veut donner des leçons de démocratie et d’indépendance de la justice, il est quand même contradictoire d’orchestrer une mise en scène pareille en transformant un hémicycle en tribunal qui de surcroit bafoue les droits de la défense ! Sur le fond, le rapport de Madame Sargentini (membre du groupe des Verts) n’est rien de plus qu’un piège politique grotesque de la gauche qui nous était tendu à quelques mois des élections européennes. Beaucoup de députés européens ont dénoncé la piètre qualité de ce rapport. Un travail bâclé et fourre-tout (Madame Sargentini a reconnu s’être rendue une seule journée en Hongrie…). Un simple prétexte pour stigmatiser et tenter de mettre au ban de l’Union la Hongrie et son gouvernement.

Que répondez-vous à une droite modérée qui vous accuse de pactiser avec le diable ?

Qui est le diable ? Le peuple Hongrois qui a renouvelé massivement sa confiance à Viktor Orban lors des dernières élections législatives en lui accordant près de 50 % des suffrages ? Les peuples européens ont le droit de défendre la souveraineté de leur nation et de rejeter fermement une immigration illégale de masse sans pour autant qu’on se permette de leur donner des leçons ou de leur expliquer que leur vote est mauvais ! Je vote depuis le début, contre les quotas de migrants au Parlement Européen qui pour moi favorisent un véritable appel d’air à l’immigration illégale et ne font que renforcer la crise migratoire que nous vivons en incitant toujours davantage de personnes à risquer leur vie en traversant la Méditerranée !

Pour quelle raison les députés de votre délégation Les Républicains n’ont pas su adopter une ligne claire commune ?

Aucun groupe politique ni aucune délégation nationale n’a adopté une ligne commune.

Avez-vous pu vous entretenir avec Orban à l’issue du vote que vous êtes vous dit ?

Oui bien sûr ! Ce n’est pas la première fois que je m’entretiens avec lui. Je l’avais félicité pour son discours sur sa politique migratoire à Madrid lors de notre congrès du PPE. Je ne partage pas toutes ses analyses mais je reconnais son courage pour agir face à la crise migratoire et sa détermination à faire respecter la souveraineté de son peuple. Pour moi Viktor Orban a toute sa place au sein de notre famille politique du PPE c’est aussi le sens de mon vote contre l’activation de l’article 7.

Fidèlement à vous.

Nadine MORANO – Ancienne ministre – Députée européenne


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