A ce moment le calvaire commence

Avec  5 millions de chômeurs la France ne peut accueillir correctement de nouveaux émigrés. Ce sont pour la plupart de braves gens abusés par de fausses informations ou parfois par des informations vraies  mais difficiles pour eux de situer dans son contexte. Les Africains vivent souvent en autarcie  dans des régions où peu d’argent circule comme c’était les cas dans nos campagnes françaises encore au XIX ème. Lorsqu’ils entendent parler de salaires  en milliers d’euros, eux et leur entourage s’imaginent  l’Europe comme un véritable Eldorado . Souvent  le village envoie ses meilleurs éléments pour aller faire fortune, quitte à ce que tous les habitants participent aux frais de voyage en espérant des retombées économiques.

A ce moment le calvaire commence. Il faut atteindre la Méditerranée par un parcourt qui passe souvent par Agadès. Entre Agadès et la Libye ils subissent les passeurs, qui pour des sommes importantes, les font voyager dans des conditions inhumaines. Dans l’indifférence générale  beaucoup n’atteignent même pas la Libye  et meurent dans le désert.  Les survivants sont alors maltraités et rackettés  par les Libyens avant de pouvoir s’embarquer sur des bateaux de fortune vendus par les Chinois le livrés à Malte. Les morts naufragés ne se dessèchent pas sous le soleil du désert loin des yeux, loin du cœur des bobos européens mais flottent dans la Méditerranée et commencent alors à être pris en considération.  Mais  même si leurs malheurs  sont  connus ils ne sont pas moins durs pour autant.

Cette immigration est un malheur, d’abord pour les émigrés et en particulier pour ceux qui sont morts en route, mais aussi  pour ceux qui ne peuvent être accueillis correctement en Europe.

Monseigneur Turckman, qui est africain,  parle de ce qu’il connaît, c’est un véritable humaniste efficace et pragmatique.  Ce cardinal ghanéen prêche pour ses ouailles ce qui est son rôle. C’est à eux qu’il pense lorsqu’il préconise pour l’intérêt de l’Afrique et de la majorité de ses habitants l’arrêt quasi complet de l’immigration pour éviter un naufrage collectif.

Lorsqu’un homme se noie  il faut agir avec prudence pour le sauver car une action peu ou pas réfléchie peut entraîner un naufrage collectif.

L’Afrique va mal et il est urgent de l’aider. Pour l’aider  il ne  faut pas  que l’Europe ruine son économie par une surcharge d’émigrés qui la fera couler. Une Europe prospère pourra aider l’Afrique à le devenir. Par exemple l’argent dépensé pour l’accueil des émigrés pourrait servir à les aider à rester chez eux.

Bien sur une partie des aides est détournée par la corruption ou mal employée, mais ce n’est pas toujours de la faute des Africains. Certains détournements commencent en France et les aides, parfois données pour se donner bonne conscience, ne sont pas suivies  d’un accompagnement technique suffisant. C’est comme si l’on vous donne une merveilleuse machine sans la notice d’utilisation. Les solutions ne sont pas toujours évidentes mais pour les concevoir, il faut d’abord le vouloir et  reconnaître la situation.

Beaucoup ne le veulent pas car la situation actuelle leurs convient. Ce sont:

  • Les passeurs: hommes sans foi ni loi qui profitent sans scrupule de la misère des autres.
  • Certains patrons européens qui se complaisent dans un système qui rappelle le temps de l’esclavage  quand la main d’œuvre  était abondante docile et quasi gratuite
  • Certains Syndicats et partis politiques qui ne voient dans les émigrés que des adhérents qui leurs font défaut.
  • Certains soit disant défenseurs des droits de l’homme qui se donnent des allures de héros en jouant les bons Samaritains sur des bateaux en Méditerranée, c’est plus confortable et moins dangereux que les pistes africaines; la plupart sont sincères mais naïfs.
  • Certains RSA et RMistes  professionnels qui, déjà fatigués avant d’avoir travaillé, ont fait des études inadaptées et ont quitté l’école sans aucune formation sérieuse, devraient logiquement occuper des emplois en fonction de leurs compétences. Mais  ils n’en veulent  pas trouvant cela dégradant pour eux mais pas pour des hommes  noirs ou basané .

Quelles solutions.

  1. Couper le flot le plus en amont possible et au plus tard à Agadès.
  2. Expliquer la vraie situation aux candidats migrants et leurs faciliter le retour chez eux. A ce stade ils n’ont pas complètement dépenser leur pécule et une aide financière pourrait aider.

Que faire des émigrés présents chez nous ?

Je ne vois qu’une solution. Les traiter humainement, aider ceux qui ont le mal du pays à retourner chez eux et pour ceux qui veulent rester et accepter  nos lois et notre culture les intégrer le mieux possible.

Immigration sélective.

Cela revient à priver l’Afrique de toute possibilité de croissance et de progrès. Si nous prélevons  les médecins ,les ingénieurs les enseignants, les plus entreprenants, les pays d’Afrique ne pourront pas se développer et il se produira une misère qui de nouveau occasionnera un désespoir et une vague d’immigration encore plus violente que celle que nous subissons et à laquelle je crains que notre économie et notre culture ne résistera pas..

Comment aider?

Ne rien faire serait faire preuve d’ingratitude car il faut se souvenir qu’après la débâcle de  1940 , lorsque la France était au plus bas , c’est d’Afrique  qu’est parti la reconquête de notre liberté et que beaucoup de parents et de grands parents des Africains d’aujourd’hui ont donné leur vie pour que nous vivions  libres .

Il est impossible de donner toutes les pistes  mais simplement quelques idées.

  • D’abord rendre difficile la corruption en ne distribuant pas une enveloppe laissée ensuite à la discrétion  des dirigeants  Subventionner des projets précis  dont  la mise en œuvre doit être suivie.
  • Imaginer les paiements en une monnaie non convertible ce qui assure la traçabilité.
  • Former des cadres aux profils adaptés au pays comme par exemple des techniciens agricoles spécialisés dans des cultures locales ou des médecins dans les maladies tropicales.
  • Exemple à ne pas suivre: donner des milliards pour construire le métro d’Abidjan ce qui entrainera inévitablement des commissions et rétro commissions et là n’est pas la priorité.

Si l’Afrique ne peut espérer un avenir meilleur qu’avec une Europe prospère il en est de même pour l’Europe. Nous sommes tous dans le même bateau.

Véronique Symzak et Bernard Symzak
Montcharlon
581870  Chiddes


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