Démission de Wilfried Baron

Suite aux déclarations de Wilfried Baron dans le Journal du Centre du 28 janvier, ce dernier n’est plus membre de notre parti « Les Républicains ».

A ce titre, il ne peut plus autoriser à se prévaloir de son titre de responsable des jeunes et ne pas utiliser les fichiers en sa possession (pénal). Fichiers qu’il doit restituer (lettre recommandée avec AR) par retour à la Fédération.

Merci à toute personne qui serait contactée par la voie des Fichiers de nous en informer.

Jacques Baudhuin – secrétaire départemental « Les Républicains » de la Nièvre

Participez à notre grande consultation !

Chers amis,

Depuis un peu plus d’un an, nous faisons grandir une nouvelle droite, réorganisant notre mouvement et faisant émerger de nouveaux visages, avec votre soutien et votre engagement constants.

Avec vous, nous avons aussi relancé notre travail de réflexion. Contrairement aux extrêmes qui se contentent de postures de dénonciation menant au chaos, nous avons pu multiplier en 2018 les propositions sur les sujets qui correspondent aux attentes des Français, à commencer par la lutte contre le gaspillage de l’argent public pour baisser les impôts, la sortie de l’immigration de masse, l’adaptation de notre droit à la lutte antiterroriste et la tolérance zéro contre les délinquants.

Aujourd’hui, au moment où s’ouvre le grand débat après une crise que nous avions annoncée, nous serons plus que jamais la seule alternative crédible et républicaine à Emmanuel Macron et son gouvernement.

C’est dans cette perspective que nous vous proposons aujourd’hui de voter pour les propositions, parmi toutes celles formulées depuis 12 mois par le parti, que vous voulez que nous portions prioritairement dans ce débat. Vous pouvez également enrichir la réflexion de notre mouvement en ajoutant des propositions complémentaires sur les thématiques de votre choix.

Votre vote et votre engagement permettront à la voix des Républicains d’être entendue plus clairement et plus fortement dans le grand débat national. Et de peser sur ses conclusions qui doivent, collectivement, nous permettre de sortir des erreurs commises dans la gouvernance du pays depuis 2 ans.

Afin de participer à notre grande consultation, vous devrez renseigner au début du questionnaire votre numéro d’adhérent (qui vous sera envoyé pour rappel dans un second mail) ainsi que le mot de passe suivant : grandeconsultationlr

Amitiés,
les Républicains 

Laurent Wauquiez accepte l’invitation d’Emmanuel Macron

Laurent Wauquiez a affirmé jeudi à l’AFP qu’il répondrait « favorablement à l’invitation d’Emmanuel Macron », attendu jeudi dans la Drôme dans le cadre du grand débat, pour éviter que soient « mis sous le tapis les sujets qui ont abouti aux grandes tensions dans lesquelles est tombé le pays ».

Convié en tant que président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le chef des Républicains (LR) entend aborder « la situation des retraités pour lesquels aucune garantie durable n’a été obtenue, le poids des impôts qui pèse sur les classes moyennes, les territoires qui ne veulent plus être méprisés comme ils l’ont été sur les 80 km/h », a-t-il précisé.

Emmanuel Macron est attendu jeudi dans la Drôme pour participer à une troisième réunion dans le cadre du grand débat, dont le format sera plus restreint que pour les deux premières, a annoncé mardi l’Elysée.

Le chef de l’Etat discutera au cours d’un déjeuner à la préfecture à Valence avec « l’ensemble des présidents des associations des maires et des maires ruraux des 12 départements de la région » Auvergne-Rhône-Alpes, a indiqué la présidence.

Outre M. Wauquiez, sont également conviés les parlementaires de la Drôme, ainsi que la présidente du Conseil départemental de la Drôme, Marie-Pierre Mouton (LR).

Une grande perte pour la Nièvre

La Nièvre vient de perdre une grande dame en la personne de Simone Rignault !

C’était une femme de caractère, lucide et visionnaire.

Elle a été pour moi la mémoire de ce département. Nous échangions souvent, lors de repas en tête en tête, ou lors de visite à Saint-Honoré les Bains, sur la vision que nous avions sur la politique de la Nièvre et de la France.

Nous avions les mêmes amours : le Général de Gaulle, Jacques Chirac, Philippe Seguin, Charles Pasqua…

Notre vision était souvent la même. Comme Gaulliste, c’était normal.
Elle était très lucide sur les humains avec leur force et leur faiblesse.
Simone, saches que tu laisses un grande vide dans notre département.

Les Républicains présentent leurs sincères condoléances à sa famille.

Jacques Baudhuin
Secrétaire Départemental de la Nièvre

Lettre à mes compatriotes pour retrouver le calme

Notre pays se déchire et s’enfonce semaine après semaine un peu plus dans la crise. Si le président de la République avait écouté dès le début, nous n’en serions pas là. Les mauvais génies ont été libérés ; le gouvernement met de l’huile sur le feu et les extrêmes poussent le pays vers le chaos. Tout cela peut très mal finir.

Il faut que des voix se lèvent pour ramener calme et sérénité.

La première responsabilité est celle d’Emmanuel Macron. Le président doit retrouver le sens des responsabilités, cesser les provocations et les coups de mentons, respecter enfin les Français et changer profondément sa politique. Il a ouvert un gouffre dans la confiance envers les politiques. Les affaires, que ce soit au Parlement européen pour certains, au niveau national pour d’autres, les dépenses choquantes à l’Elysée, certains salaires disproportionnés exaspèrent. Les politiques doivent s’appliquer à eux-mêmes ce qu’ils demandent aux Français.

De l’autre côté, les gilets jaunes. Ce mouvement a porté des revendications légitimes, la reconnaissance du travail, le ras-le-bol fiscal, l’abandon des territoires. Tout cela est juste. Mais les casseurs dénaturent ce message. Cette violence ne peut plus continuer. Les représentants des gilets jaunes doivent la condamner sans la moindre ambiguïté et tout mettre en œuvre pour sortir les casseurs de leurs rangs. En démocratie, s’exprimer est un droit mais respecter est un devoir.

Enfin, il faut d’urgence se mettre sur le chemin des vraies réponses. Les primes gouvernementales à coup de déficits publics ne résolvent rien. Le soi-disant grand débat dont les questions ont été déjà triées – comment ne pas aborder les questions d’immigration ? – risque d’être un grossier artifice. Nous faire croire que la seule réponse c’est de changer les institutions, là où les cahiers de doléance sont pleins des sujets de pouvoir d’achat, n’est pas raisonnable.

Si l’on veut ramener le calme, il faut répondre aux trois cris de colère poussés par les Français.

Le premier, c’est de lutter contre le gaspillage de l’argent public pour baisser les impôts. Emmanuel Macron n’est pas impopulaire pour avoir réformé, il est impopulaire pour avoir augmenté les impôts de façon injuste. Pour les baisser, il faut baisser la dépense publique, ce qui ne signifie pas moins de services publics. Il faut être plus efficace, lutter contre les normes absurdes, retrouver du bon sens.

Le second, c’est que la République veille à nouveau sur tous les territoires, la ruralité, nos villes moyennes. La France pour rester la France ne peut pas abandonner des pans entiers de la République. Il faut arrêter de piloter depuis les ministères. Cela suppose un vrai plan d’investissement dans nos territoires pour l’accès à la santé, la téléphonie mobile, les routes. Et le gouvernement doit revenir sur cette mesure des 80 km/h, une des premières allumettes qui a mis le feu.

Enfin, il faut revaloriser le travail. Cela suppose un discours courageux. Notre système de solidarité ne peut plus encourager l’assistanat. Cette revalorisation du travail doit se faire pour tous et non comme les primes du gouvernement viennent de le faire en laissant de côté les classes moyennes. Des retraités qui ont travaillé toute leur vie ne peuvent être condamnés à une retraite de misère, des gens qui travaillent ne peuvent se dire à la fin du mois qu’ils auraient gagné plus en restant chez eux, des étrangers qui n’ont jamais cotisé ne peuvent bénéficier du même accès à notre système de santé.

Il y a un vers du poète Hölderlin que j’aime : « Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve ». De cette crise, nous devons faire émerger les vraies réponses pour le pays. Retrouver nos vraies valeurs : le travail, l’effort, le respect. Mais pour cela, il faut que les esprits se calment et que nous retrouvions de la sérénité.

Laurent Wauquiez
Dimanche 13 janvier 2019

Il faut laisser respirer les Français

Chers amis,

Nous sortons d’une période qui a été une épreuve ô combien difficile pour notre pays. La fin de l’année a mis en lumière les souffrances profondes de notre société :

  • les retraités, ceux qui travaillent, les classes moyennes assommés d’impôts ;
  • la lassitude des policiers et des gendarmes face au recul du respect et de l’autorité ;
  • le retour meurtrier des attentats islamistes.

Pour qui voulait entendre et voir, ces dernières semaines ont résumé bien des batailles que les Républicains portent depuis longtemps déjà.

Mais, le Président de la République n’a voulu ni entendre ni voir. Les réponses apportées ont consisté, comme trop souvent dans notre pays, à tout lâcher après avoir tout refusé, sans rien résoudre. Les cadeaux aujourd’hui seront les impôts de demain car aucune économie sur la dépense publique n’est faite, contrairement à ce que je réalise dans ma Région en Auvergne-Rhône-Alpes en montrant qu’il n’y a pas de fatalité au gaspillage et que l’on peut baisser les impôts.

Et pourtant, il y a à peine un an, la mode était de se mettre en marche et rien ne semblait résister à Jupiter. Mais nous dormions sur le volcan, comme aurait dit Tocqueville. Moins de deux ans après l’élection présidentielle, le pouvoir est déjà à bout de souffle et laisse une France fracturée et en colère comme jamais.

Les Républicains ont, dès le début du quinquennat, mis en garde contre les illusions du macronisme, s’attirant parfois des commentaires violents parce que nous osions émettre des doutes. Notre discours n’a pas varié. Nous l’avons fait en prenant nos responsabilités, en soutenant la réforme du code du travail ou celle de la SNCF ou encore en appelant au retour à l’ordre quand les casseurs ont pris le pas sur les gilets jaunes, mais en défendant toujours nos valeurs : le travail et l’initiative, le respect et l’autorité, le refus de l’immigration de masse ou du communautarisme, l’attachement à notre identité. Je suis convaincu que pour réussir la France ne doit pas se renier mais se retrouver.

Il faut laisser respirer les Français, assumer de vouloir que la France reste la France et croire en l’Europe mais une Europe qui protège.

Ces combats supposent de la constance et du courage.

Je voudrais finir par un mot plus personnel.

Je ne suis ni sourd ni aveugle. En prenant la tête des Républicains, je savais bien que la mission serait difficile après l’un de nos pires échecs. Et rares étaient ceux prêts alors à s’y consacrer.

Nous avons ensemble commencé à rebâtir et les idées que nous avons défendues étaient les bonnes. Nous avons été les premiers à sentir la colère monter et à le dire. Mais je sais aussi que nous n’avons pas toujours su convaincre ni nous faire entendre. Nous avons certainement commis des erreurs et j’en suis conscient. J’ai parfois donné prise aux caricatures médiatiques si promptes à résumer le débat d’idées à quelques anecdotes et petites phrases. J’entends les critiques et l’année à venir nous permettra d’y répondre.

Je suis convaincu que les Français vont chercher un autre chemin entre un Président qui les a déçus et des extrêmes dont ils savent qu’ils peuvent mener au chaos. Pour cela, je crois qu’il faut défendre avec courage et détermination nos idées. Nous savons que tout est fait pour nous détruire mais c’est précisément dans ces moments qu’il faut de l’unité et de la constance. Le but n’est pas de plaire à ceux qui ont plongé notre pays dans cette situation. Le but n’est pas de monter le temps d’un sondage. Le but, c’est de réveiller la France.

J’ai eu la chance d’être élevé par une grand-mère qui était une femme de caractère, qui a dirigé une petite entreprise à une époque où les femmes étaient promises à un autre destin. Il y avait en elle une profonde gentillesse. Mais aussi une volonté inébranlable : « ne renonce jamais » m’a-t-elle souvent dit. J’ai gardé cette leçon. On ne renonce pas au premier vent mauvais, on ne se soumet pas, pour reprendre la belle formule de Michel Houellebecq.

A l’heure où nous allons fêter Noël, cette fête si intrinsèquement associée à nos racines, n’oublions pas que nous sommes les héritiers d’une civilisation magnifique. Chez nous, l’espoir est toujours là, même dans les pires moments, à une condition, ne jamais se renier, rester fidèles à ce que nous sommes. Nous voulons rétablir la France dans ce qu’elle a de plus beau et de plus grand.

Je tiens à vous assurer de mon entière détermination au service de notre famille et de notre pays et vous souhaite, de tout cœur, un joyeux Noël et de belles fêtes de fin d’année, avant de nous retrouver pour continuer ensemble notre chemin en 2019.

Amicalement,

Laurent Wauquiez