Une grande perte pour la Nièvre

La Nièvre vient de perdre une grande dame en la personne de Simone Rignault !

C’était une femme de caractère, lucide et visionnaire.

Elle a été pour moi la mémoire de ce département. Nous échangions souvent, lors de repas en tête en tête, ou lors de visite à Saint-Honoré les Bains, sur la vision que nous avions sur la politique de la Nièvre et de la France.

Nous avions les mêmes amours : le Général de Gaulle, Jacques Chirac, Philippe Seguin, Charles Pasqua…

Notre vision était souvent la même. Comme Gaulliste, c’était normal.
Elle était très lucide sur les humains avec leur force et leur faiblesse.
Simone, saches que tu laisses un grande vide dans notre département.

Les Républicains présentent leurs sincères condoléances à sa famille.

Jacques Baudhuin
Secrétaire Départemental de la Nièvre

Lettre à mes compatriotes pour retrouver le calme

Notre pays se déchire et s’enfonce semaine après semaine un peu plus dans la crise. Si le président de la République avait écouté dès le début, nous n’en serions pas là. Les mauvais génies ont été libérés ; le gouvernement met de l’huile sur le feu et les extrêmes poussent le pays vers le chaos. Tout cela peut très mal finir.

Il faut que des voix se lèvent pour ramener calme et sérénité.

La première responsabilité est celle d’Emmanuel Macron. Le président doit retrouver le sens des responsabilités, cesser les provocations et les coups de mentons, respecter enfin les Français et changer profondément sa politique. Il a ouvert un gouffre dans la confiance envers les politiques. Les affaires, que ce soit au Parlement européen pour certains, au niveau national pour d’autres, les dépenses choquantes à l’Elysée, certains salaires disproportionnés exaspèrent. Les politiques doivent s’appliquer à eux-mêmes ce qu’ils demandent aux Français.

De l’autre côté, les gilets jaunes. Ce mouvement a porté des revendications légitimes, la reconnaissance du travail, le ras-le-bol fiscal, l’abandon des territoires. Tout cela est juste. Mais les casseurs dénaturent ce message. Cette violence ne peut plus continuer. Les représentants des gilets jaunes doivent la condamner sans la moindre ambiguïté et tout mettre en œuvre pour sortir les casseurs de leurs rangs. En démocratie, s’exprimer est un droit mais respecter est un devoir.

Enfin, il faut d’urgence se mettre sur le chemin des vraies réponses. Les primes gouvernementales à coup de déficits publics ne résolvent rien. Le soi-disant grand débat dont les questions ont été déjà triées – comment ne pas aborder les questions d’immigration ? – risque d’être un grossier artifice. Nous faire croire que la seule réponse c’est de changer les institutions, là où les cahiers de doléance sont pleins des sujets de pouvoir d’achat, n’est pas raisonnable.

Si l’on veut ramener le calme, il faut répondre aux trois cris de colère poussés par les Français.

Le premier, c’est de lutter contre le gaspillage de l’argent public pour baisser les impôts. Emmanuel Macron n’est pas impopulaire pour avoir réformé, il est impopulaire pour avoir augmenté les impôts de façon injuste. Pour les baisser, il faut baisser la dépense publique, ce qui ne signifie pas moins de services publics. Il faut être plus efficace, lutter contre les normes absurdes, retrouver du bon sens.

Le second, c’est que la République veille à nouveau sur tous les territoires, la ruralité, nos villes moyennes. La France pour rester la France ne peut pas abandonner des pans entiers de la République. Il faut arrêter de piloter depuis les ministères. Cela suppose un vrai plan d’investissement dans nos territoires pour l’accès à la santé, la téléphonie mobile, les routes. Et le gouvernement doit revenir sur cette mesure des 80 km/h, une des premières allumettes qui a mis le feu.

Enfin, il faut revaloriser le travail. Cela suppose un discours courageux. Notre système de solidarité ne peut plus encourager l’assistanat. Cette revalorisation du travail doit se faire pour tous et non comme les primes du gouvernement viennent de le faire en laissant de côté les classes moyennes. Des retraités qui ont travaillé toute leur vie ne peuvent être condamnés à une retraite de misère, des gens qui travaillent ne peuvent se dire à la fin du mois qu’ils auraient gagné plus en restant chez eux, des étrangers qui n’ont jamais cotisé ne peuvent bénéficier du même accès à notre système de santé.

Il y a un vers du poète Hölderlin que j’aime : « Là où croit le péril, croit aussi ce qui sauve ». De cette crise, nous devons faire émerger les vraies réponses pour le pays. Retrouver nos vraies valeurs : le travail, l’effort, le respect. Mais pour cela, il faut que les esprits se calment et que nous retrouvions de la sérénité.

Laurent Wauquiez
Dimanche 13 janvier 2019

Il faut laisser respirer les Français

Chers amis,

Nous sortons d’une période qui a été une épreuve ô combien difficile pour notre pays. La fin de l’année a mis en lumière les souffrances profondes de notre société :

  • les retraités, ceux qui travaillent, les classes moyennes assommés d’impôts ;
  • la lassitude des policiers et des gendarmes face au recul du respect et de l’autorité ;
  • le retour meurtrier des attentats islamistes.

Pour qui voulait entendre et voir, ces dernières semaines ont résumé bien des batailles que les Républicains portent depuis longtemps déjà.

Mais, le Président de la République n’a voulu ni entendre ni voir. Les réponses apportées ont consisté, comme trop souvent dans notre pays, à tout lâcher après avoir tout refusé, sans rien résoudre. Les cadeaux aujourd’hui seront les impôts de demain car aucune économie sur la dépense publique n’est faite, contrairement à ce que je réalise dans ma Région en Auvergne-Rhône-Alpes en montrant qu’il n’y a pas de fatalité au gaspillage et que l’on peut baisser les impôts.

Et pourtant, il y a à peine un an, la mode était de se mettre en marche et rien ne semblait résister à Jupiter. Mais nous dormions sur le volcan, comme aurait dit Tocqueville. Moins de deux ans après l’élection présidentielle, le pouvoir est déjà à bout de souffle et laisse une France fracturée et en colère comme jamais.

Les Républicains ont, dès le début du quinquennat, mis en garde contre les illusions du macronisme, s’attirant parfois des commentaires violents parce que nous osions émettre des doutes. Notre discours n’a pas varié. Nous l’avons fait en prenant nos responsabilités, en soutenant la réforme du code du travail ou celle de la SNCF ou encore en appelant au retour à l’ordre quand les casseurs ont pris le pas sur les gilets jaunes, mais en défendant toujours nos valeurs : le travail et l’initiative, le respect et l’autorité, le refus de l’immigration de masse ou du communautarisme, l’attachement à notre identité. Je suis convaincu que pour réussir la France ne doit pas se renier mais se retrouver.

Il faut laisser respirer les Français, assumer de vouloir que la France reste la France et croire en l’Europe mais une Europe qui protège.

Ces combats supposent de la constance et du courage.

Je voudrais finir par un mot plus personnel.

Je ne suis ni sourd ni aveugle. En prenant la tête des Républicains, je savais bien que la mission serait difficile après l’un de nos pires échecs. Et rares étaient ceux prêts alors à s’y consacrer.

Nous avons ensemble commencé à rebâtir et les idées que nous avons défendues étaient les bonnes. Nous avons été les premiers à sentir la colère monter et à le dire. Mais je sais aussi que nous n’avons pas toujours su convaincre ni nous faire entendre. Nous avons certainement commis des erreurs et j’en suis conscient. J’ai parfois donné prise aux caricatures médiatiques si promptes à résumer le débat d’idées à quelques anecdotes et petites phrases. J’entends les critiques et l’année à venir nous permettra d’y répondre.

Je suis convaincu que les Français vont chercher un autre chemin entre un Président qui les a déçus et des extrêmes dont ils savent qu’ils peuvent mener au chaos. Pour cela, je crois qu’il faut défendre avec courage et détermination nos idées. Nous savons que tout est fait pour nous détruire mais c’est précisément dans ces moments qu’il faut de l’unité et de la constance. Le but n’est pas de plaire à ceux qui ont plongé notre pays dans cette situation. Le but n’est pas de monter le temps d’un sondage. Le but, c’est de réveiller la France.

J’ai eu la chance d’être élevé par une grand-mère qui était une femme de caractère, qui a dirigé une petite entreprise à une époque où les femmes étaient promises à un autre destin. Il y avait en elle une profonde gentillesse. Mais aussi une volonté inébranlable : « ne renonce jamais » m’a-t-elle souvent dit. J’ai gardé cette leçon. On ne renonce pas au premier vent mauvais, on ne se soumet pas, pour reprendre la belle formule de Michel Houellebecq.

A l’heure où nous allons fêter Noël, cette fête si intrinsèquement associée à nos racines, n’oublions pas que nous sommes les héritiers d’une civilisation magnifique. Chez nous, l’espoir est toujours là, même dans les pires moments, à une condition, ne jamais se renier, rester fidèles à ce que nous sommes. Nous voulons rétablir la France dans ce qu’elle a de plus beau et de plus grand.

Je tiens à vous assurer de mon entière détermination au service de notre famille et de notre pays et vous souhaite, de tout cœur, un joyeux Noël et de belles fêtes de fin d’année, avant de nous retrouver pour continuer ensemble notre chemin en 2019.

Amicalement,

Laurent Wauquiez

Terrorisme : c’est l’heure des décisions

Combien de morts faudra-t-il pour ouvrir les yeux ?

Emmanuel Macron ne prend pas la mesure de la menace terroriste : depuis son élection, la barbarie islamiste nous a frappés à cinq reprises à Levallois-Perret, Marseille, Carcassonne/Trèbes, Paris et Strasbourg.

Depuis 2012, la barbarie islamiste a déjà fait 255 victimes sur notre sol. Sur les 32 terroristes qui ont frappé la France, les deux tiers étaient fichés pour radicalisation (20) et un tiers d’entre eux de nationalité étrangère (11). 90% étaient connus des services de police pour des faits de délinquance.

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Groupe de Protection des Républicains

Chers amis,

Comme vous le savez, la sécurité de notre Mouvement est assurée par un Groupe de Protection (GP) composé de plus de 1 000 militants, encadrés par 52 chefs de secteur bénévoles répartis dans toute la France.

Consistant à assurer la sécurité des meetings et autres réunions publiques, la mission de GP revêt une importance majeure alors que notre famille politiques’apprête à faire face à de nombreuses échéances électorales, dont les élections européennes de mai 2019.

Dans cette perspective, le GP cherche à renforcer son effectif de bénévoles,dont les profils peuvent être divers : homme/femme, ex-policier ou ex-militaire, salarié du public ou du privé, retraité, étudiant…

Aussi, je vous invite à diffuser cette information dans chacune de vos fédérations afin de susciter des vocations et de renforcer nos effectifs.

Télécharger la Charte du Groupe de Protection

Pour davantage d’informations, vous pouvez contacter Didier SALDUCCI, Responsable de la sécurité des Républicains, à l’adresse mail dsalducci@republicains.fr ou par courrier : Didier Salducci, 238 rue de Vaugirard, 75015 Paris.

Amicalement,

Hugues Charpentier – Directeur des Fédérations

Geste d’apaisement

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a salué jeudi le « geste d’apaisement » de l’exécutif avec la confirmation du renoncement pour 2019 aux augmentations de taxes sur les carburant, en demandant à nouveau à Emmanuel Macron de s’exprimer face aux Français.

« Dans cette période, on doit avoir une seule préoccupation: la sortie de crise. Chacun doit prendre ses responsabilités. On a besoin de paroles politiques qui appellent à l’apaisement », a déclaré M. Wauquiez sur Europe1.

« Oui, ce qui a été annoncé par François de Rugy hier, l’annulation des hausses de taxes, est un signe d’apaisement. C’est même le signe d’apaisement qui était enfin attendu. Et il est bien qu’il arrive,même si on a beaucoup perdu de temps », a poursuivi le président de LR.

« Pour que ce message soit entendu, il faut également qu’il soit exprimé au plus haut niveau de l’État. (…) J’appelle à la responsabilité du président de la République pour qu’enfin il s’exprime lui-même, qu’il ait cette parole attendue qui vienne confirmer le signe d’apaisement qui a été envoyé enfin hier soir ».

« Et j’appelle le mouvement des +gilets jaunes+, que j’ai toujours soutenu, à ce qu’ils combattent toute forme d’expression de violence samedi prochain », a poursuivi M. Wauquiez.

L’Élysée craint « une très grande violence »samedi, a déclaré le palais présidentiel mercredi soir, peu après que le gouvernement avait fait un geste qu’il espère décisif en renonçant « pour l’année 2019 » aux augmentations de taxes sur les carburants, revendication à l’origine du mouvement des « gilets jaunes ».

« On nous dit qu’il y a potentiellement une crainte forte des forces de l’ordre qu’il y ait des incidents encore plus graves. Je ne comprendrais pas que les vraies mesures ne soient pas prises. Il faut que le président de la République adopte l’état d’urgence pour quelques jours », a dit M. Wauquiez.

« Pour moi, la question de savoir quelle conséquence après pour le Premier ministre, pour le gouvernement, pour les remaniements, ça n’est pas ma préoccupation, a-t-il ajouté. Je souhaite que nous retrouvions du calme. Je souhaite qu’on arrive à retrouver de l’apaisement. Est-ce que vous mesurez à quel point notre pays est potentiellement au bord de l’explosion? »

Retour de l’état d’urgence

Les Républicains demandent le retour de l’état d’urgence, seule mesure qui permettrait d’ici à samedi de prévenir » de nouvelles violences dans les manifestations des « gilets jaunes », a-t-on appris de sources concordantes au sein du parti.

« L’état d’urgence est la seule mesure qui permettrait d’ici à samedi de prévenir le renouvellement de ces violences. Les Républicains le demandent au président de la République », écrit le parti dans une déclaration publiée après la réunion de son bureau politique.

« On ne peut pas connaître un quatrième samedi noir. Il faut protéger nos force de l’ordre tout en permettant aux Français qui le souhaitent de s’exprimer pacifiquement sans être pris en otage par les casseurs », estime le parti présidé par Laurent Wauquiez.

La question d’un retour à l’état d’urgence, que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ne semblait pas exclure dimanche,n’est « pas à l’ordre du jour », a assuré lundi son secrétaire d’État Laurent Nuñez.

Ce régime d’exception avait notamment été mis en place après les attentats terroristes de Paris de 2015, mais aussi après les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues. Il a pris fin le 30 octobre 2017 avec la promulgation de la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme (Silt) qui a intégré dans le droit commun des dispositions de l’état d’urgence.

Après trois semaines de manifestation des « gilets jaunes », Édouard Philippe a annoncé mardi la suspension de plusieurs mesures fiscales pour « ramener l’apaisement », mais sans convaincre,ni l’opposition, ni les protestataires.

Les Républicains « ne pratiqueront pas la politique du pire en jetant de l’huile sur le feu. (…) Nous sommes prêts à assumer notre responsabilité pour une sortie de crise et ce soir, nous tendons la main, mais pour cela, il y a deux préalables que le président de la République ne peut plus continuer à ignorer »: renoncer « définitivement » aux augmentations de taxes, et « enclencher immédiatement un Grenelle des impôts et des taxes ».

LR souhaite notamment débattre de la situation des retraités, du calcul du quotient familial, et de « la différence entre les revenus du travail et ceux de l’assistanat, notamment avec une vraie défiscalisation des heures supplémentaires ».